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L’intérêt des Serious Games selon l’Apec

Une fois n’est pas coutume, mais nous avons « déterré » un vieil article de l’APEC sur le phénomène des Serious Games.
Si l’APEC en parle c’est que de fait cela ne relève plus uniquement de la tendance mais bel et bien d’un phénomène de fond.

Remettons le au goût du jour, à 10 jours du plus gros événement sur la thématique auquel Serious Factory participe :

ARTICLE DE L’APEC (repris textuellement)

Vous allez bientôt suivre une formation dont le support est un serious game. Cette méthode d’apprentissage connaît un pic d’intérêt dans les entreprises comme chez les éditeurs. Ce qu’il faut savoir avant de cliquer sur  » Play « .

Qu’est-ce qu’un serious game ?

Un jeu sérieux (SG) est un jeu vidéo destiné à l’apprentissage. Il est utilisé par les entreprises et les centres de formation pour former les salariés. Comme la formation en présentiel (dans une salle) ou l’e-learning (formation à distance), le jeu sérieux peut être mobilisé pour vous apprendre à mener un entretien commercial, à améliorer votre anglais ou à progresser dans la gestion de stocks. Le SG met en scène des personnages et des situations comme dans un vrai jeu vidéo.
SF > aujourd’hui le SG s’adapte à beaucoup plus de problématique et de secteur d’activité, du médical en passant par la sensibilisation en zone à risque, et s’adresse à une population d’apprenant de plus en plus large.

Pourquoi votre boîte mise dessus ?

- Parce que le gouvernement a débloqué 30 millions d’euros en 2009 pour deux appels à projets dédiés aux SG et au Web 2.0. Les éditeurs numériques profitent de ce soutien pour développer leurs jeux dans des domaines de plus en plus nombreux (management, gestion de projets, cours de langue, etc.).
SF> à l’heure d’aujourd’hui, nous sommes très peu en mesure de quantifier l’apport de l’état via cet appel à projet, pour ne pas aller jusqu’à dire que cela a été abandonné.

Une chose est à noter cependant : la France fait partie des leaders mondiaux dans le domaine, aussi bien dans le savoir-faire pédagogique que dans l’ergonomie et les rendus graphiques.

- Le SG permet à votre entreprise de former plusieurs milliers de salariés en même temps, sur la base d’une plate-forme en ligne.
SF> Ceci est encore plus vrai avec la capacité développée par les éditeurs à créer des SG multilingues en très peu de temps!

- Les grandes entreprises – les seules à pouvoir financer le développement coûteux d’un jeu – misent beaucoup sur les SG dans les années à venir. Car ils constituent le 3e volet de l’apprentissage à distance, avec le mobile learning (formations courtes sur smartphones) et le social learning (basé sur l’interactivité du Web 2.0).
SF> Comme toute tendance, elle a la chance de pouvoir être financée et éprouvée surtout par de grandes entreprises dont l’innovation fait partie intégrante de leur ADN. Avec les économies d’échelles, les retours d’expérience et les best practices, les éditeurs peuvent désormais proposer les SG aux PME également. Ce mode de formation est désormais accessible au plus grand nombre.

Quelle attitude adopter devant un serious game ?

D’abord, détendez-vous. Il y a 2 attitudes principales à combattre en abordant un jeu sérieux : la crainte (« je n’ai jamais été à l’aise avec les jeux vidéos« ) et l’arrogance (« je suis un pro des jeux vidéos, je vais tout écraser« ). Le SG entre dans un cadre de formation classique. Il n’est un jeu vidéo que par la technique mobilisée (3D, progression en temps réel, narration, étapes à franchir) mais ne ressemble pas vraiment aux jeux d’action qu’on trouve sur les consoles. D’affichage plus lent, il est d’abord basé sur le langage et les échanges verbaux. Dites-vous bien que c’est d’abord une simulation de votre poste de travail.
SF > L’APEC a raison : apprenez en toute simplicité au travers d’un outil ludique et interactif, sans épée de Damoclès sur la tête si vous ne donnez pas la bonne réponse. D’ailleurs, le SG vous apprendra qu’il n’y a pas toujours de bonnes ou de mauvaises réponses; mais il y aura toujours une explication pour venir vous guider.
Quand à la réactivité, elle est désormais décuplée grâce aux efforts réalisés par les éditeurs pour garantir une souplesse maximale dans ce mode de formation afin d’éviter déjà un premier frein technologique auprès de l’apprenant.

Les +

Avec le SG, le jeu devient constitutif de l’apprentissage. La génération Y (20-30 ans) est parfaitement à l’aise avec cette méthode de formation qui contourne la relation prof-élève d’une formation classique. Enfin, le stagiaire conserve un suivi statistique de ses progrès et gère ses données à distance.
SF > La force des SG est justement de pouvoir gérer son parcours et sa propre évolution. Outre la génération Y, les smartphones et technologie tactile ont largement contribué à l’expansion de cet outil via le nomadisme. Il est désormais tout à fait normal de pouvoir suivre une formation ou un chapitre de formation dans le métro!

Les -

Les SG sont encore réservés à une offre de formation sur-mesure (incluse dans le plan de formation de votre entreprise), donc rarement accessibles en DIF ou en CIF. Les SG ne sont pas encore disponibles sur smartphone au contraire de l’e-learning et de la vidéo-formation. Enfin, c’est une méthode qui doit souvent être complétée d’une formation en présentiel.
SF > Les SG font désormais parties intégrantes des outils de formation dispensés par les organismes. Par ailleurs, bon nombre d’entreprises ont décidé de coupler plusieurs outils de formation pour garantir le succès et ainsi de convenir à toutes les populations d’apprenants, et à tout moment.