La technologie 3D au sein de l’Immersive Learning selon Julian Fremaux, expert 3D au sein de Serious Factory

  5 juillet 2019 |  La rédaction  Actualités Immersive Learning

Que ce soit dans le domaine de l’industrie, du cinéma ou du jeu vidéo, l’arrivée de la 3ème dimension au sein de l’informatique a marqué une vraie révolution. Le domaine de la formation n’y échappe pas, et ce pour plusieurs raisons. Décryptage et analyse de ce qu’apporte cette technologie au Digital Learning à travers cette tribune écrite par notre expert graphiste 3D Julian Fremaux.

L’apprentissage par la pratique et l’exemple

L’aspect théorique, c’est bien, mais il a été établi que le meilleur apprentissage reste tout de même celui par l’exemple et la pratique. Jean Piaget, l’un des pères de la pédagogie moderne, a dit : “La bonne pédagogie doit confronter l’enfant à des situations dans lesquelles il expérimente dans le sens le plus large du terme”. Que l’on parle d’un enfant ou de n’importe quelle personne en phase d’apprentissage, le principe est le même : l’exercice pratique permet de développer la connaissance. Un apprenant sera bien plus en mesure de terminer une opération qu’il a déjà lui-même réalisée, dans un cadre contrôlé et protégé. La mise en place de cas pratiques est souvent préconisée pour tout apprentissage car elle aide les personnes formées à développer une certaine aisance dans les cas où la situation apprise se présente. C’est le principe même de ce qui s’appelle « l’exercice ».

Le Digital Learning permet justement de mettre en situation les apprenants dans des cas pratiques virtuels, répétables sans surcoût, le tout dans des environnements parfaitement contrôlés. Ainsi, c’est l’apprenant qui fait, et qui saura refaire.

Les formations faisant appellent à la technologie 3D le font souvent sous un angle ludique. La mise en situation de l’apprenant, qui devient alors joueur, l’implique émotivement et graphiquement. Son intérêt pour les savoirs transmis et sa capacité d’assimilation sont alors décuplés. Cette immersion est d’autant plus facile et pertinente si l’univers proposé est réaliste. Serious Factory met un point d’honneur à proposer des contenus graphiques réalistes et adaptés aux besoins de ses utilisateurs.

L’animation des personnages en 3D

Pour être réaliste graphiquement, il faut faire bouger de manière très humaine les personnages de VTS Editor. Une simple image en 2D est compliquée à animer, comme le sont les dessins animés. Pour atteindre un réalisme satisfaisant pour un personnage en deux dimensions, il est nécessaire de dessiner chaque image de son animation. En 3D, il suffit d’animer les différentes parties du corps pour avoir un mouvement fluide et réaliste, sans multiplier le nombre d’éléments graphiques à créer. Aujourd’hui, il est même possible de retranscrire les mouvements d’un acteur sur nos personnages avec la technologie de la Motion Capture, ce que nous avons mis en place dernièrement pour les nouvelles animations émotives et gestuelles de la version 4.0 de VTS Editor.


Étapes de conception d’un personnage de VTS Editor

Une plus grande liberté dans la création des décors

Pour ce qui est des décors, la 3D apporte de nombreux points intéressants. Certes, le réalisme des personnages permet d’utiliser de simples photos comme décors, mais prendre la photo parfaite peut s’avérer compliqué. La 3D permet d’avoir l’exacte disposition de la pièce, avec la luminosité parfaite pour un rendu encore plus qualitatif. Elle permet également de prendre plusieurs angles de vue d’un même décor ou bien de capturer des images stéréoscopiques pour utiliser la technologie 360° ou VR, ce qui est parfois compliqué à réaliser naturellement, même avec des appareils photo adaptés. C’est particulièrement vrai en réalité virtuelle où il faut capturer deux photos, une pour chaque œil, dans des conditions parfaitement identiques pour que le cerveau analyse ce qu’il voit de la même façon.

Contraintes et optimisations des objets 3D

Evidemment, toute technologie vient avec son lot de contraintes. En ce qui concerne la 3D, la principale contrainte est le poids des éléments graphiques. Forcément, un personnage est plus imposant à afficher pour une machine qu’une simple image. Pourquoi ? Car un personnage en 3D est composé de milliers de polygones (les faces de l’objet 3D) recouverts d’une texture (la peau ou les vêtements de nos personnages par exemple) nécessitant à l’affichage une puissance de calcul plus importante pour l’ordinateur.

Cependant, il est possible d’optimiser les modèles 3D sans perdre pour autant en qualité. Nos modèles de personnages par exemple sont optimisés et contiennent peu de polygones ce qui permet de les afficher même sur téléphone. Imaginez par exemple un squelette humain plus léger (élément invisible pour l’apprenant), sans toucher à la texture de peau (élément visible par l’apprenant).

La technologie 3D permet donc à la formation professionnelle d’aller plus en profondeur et combler un chaînon manquant dans le processus de formation : celui de l’entraînement et de la pratique. En effet, le réalisme offert par le mouvement des objets et des personnages permet de travailler des concepts comme le langage corporel et les non-dits, enjeux majeurs pour les entreprises. Ce réalisme participe aussi à la rétention de l’information en permettant à l’apprenant d’être mis dans des situations auxquelles il pourra s’identifier dans son quotidien.

Si vous souhaitez tester par vous-même, vous pouvez télécharger la version d’essai de VTS Editor.